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Première tentative de critique d’un livre… humhum… Je me lance.

Shadowrun 4th Cover Shadorum 4, car 4ème édition, est ce que j’appellerais un bon jeu même si la rédaction du livre laisse à désirer.

Tout d’abord l’univers : la Terre, en 2070. L’ambiance est noire comme un blade runner (notez le ‘runner’). La matrice est omniprésente en réalité augmentée mais on peut aussi y plonger en réalité virtuelle. Les mégacorpo dominent le monde. La notion d’état a quasiment disparu depuis qu’elles ont tous les droits dans leurs murs. La magie est réapparue sur Terre ayant plusieurs effets : certains individus ont mutés plus ou moins joyeusement pour ressembler à des elfs, nains, orcs ou trolls, n’en déplaise à ce Tolkien. Certains ont reçu le pouvoir de la contrôler. Ils restent minoritaires mais les chamanes et magiciens sont connus du public. D’autres individus sont en train d’être révélés doucement : les technomanciens. Ils sont capables de s’immerger dans la matrice tels des hackers mais sans avoir recoure à un pod ou un terminal.

Les méga corpo ont toujours les même buts : acquérir de nouveaux marchés pour augmenter leurs monopoles ou bien s’en faire de nouveaux. Bien sûr tout n’est pas très légal et on ne doit pas pouvoir remonter jusqu’à elles. Elles louent donc parfois les services d’une main d’oeuvre sacrifiable venue des bas fonds : les shadowrunners, les joueurs. Le fonctionnement est sous forme de missions mais bien sûr si le travail est bien fait il se pourrait que la méga corpo revienne vers eux (peut-être pour une mission suicide vu qu’ils sont les seuls témoins…).

Le monde est intéresant, les intrigues nombreuses, un bon potentiel en somme. Le livre en lui-même est solide et les illustrations variées et pas trop mal réussies dans l’ensemble. Le gros point noir est la rédaction. Le traducteur français n’a pas réarrangé le livre et on se retrouve avec des travers typiquement anglais (ou américains pour le coup) : de belles phrases, pleins de phrases, bien difficiles à parcourir rapidement quand un joueur demande si le simrig d’un mage est capable de transmettre au hacker du groupe ce qu’il voit en perception astrale. De plus il manque un peu de recule sur les règles pour factoriser un peu le tout. Par exemple, pour augmenter un compétence le coût en Karma est de deux fois le seuil cible et pour en avoir une nouvelle il est de deux. Je ne comprends pas ce qu’apporte ce deuxième point car entre créer une compétence et passer de 0 à 1 un score il n’y en a pas ! Nuançons tout de même ces défauts car il y a un bel index en fin de livre.

Malgré le livre qu’il faut se farcir (70 pages sur la magie et autant pour la matrice) ; des allers-retours qu’il va falloir faire pour trouver que… ha oui ils l’avaient bien déjà dit ; les phrases allambiquées ou à ralonges ; le jeu vaut le coup pour ceux qui aiment le cyberpunk et pouvoir traiter un Elf de gay tout en étant role play.

C’est toujours troublant de voir que malgré le rose bonbon déversé par des comédies romantico-dépressives, Noël n’est définitivement pas une période où seuls les proches, les bons sentiments ou la vérité vraie priment. Ce qui compte c’est acheter. Acheter pour montrer combien un autre compte pour soi. Ou bien peut-être plutôt pour ce qu’on veut compter pour l’autre… car faut pas déconner un cadeau c’est pas gratuit !

Il est 23h07. Je viens de croiser mon voisin au daily monop. Il achetait une boite de préservatifs et deux red bulls… Putain mais il croit que c’est Noël ou quoi ?!

La simplification du jouet Kinder à monter qui ne comporte plus de 2 pièces traduit-il la baisse du nombre de neurones par encéphale de l’espèce humaine ?