Entendu dans le métro :
- Oh c’est cool c’est bientôt le salon du cheval
- Moi je préfère le salon de l’agriculture, c’est plus la nature
Haha. Je passerai outre le débat qui oppose la vache landaise au cheval de je ne sais où pour me lâcher sur cette notion qui ne choque personne : la nature.
En voilà un putain de concept qui veut tout et rien dire. Alors qu’est ce que la nature ? Hein ! Que ceux qui pensent à de vertes prairies, à un troupeau de bovidés, à de verts paturages, à un zoo, qu’ils atterrissent un peu : ça n’est pas la nature. C’est plus de l’ordre de Freud que de la nature. Est-ce que vous croyez que depuis les 15 mille ans que nous arpantons cette terre nous avons réussi à être discrêts ? Que ceux qui croient que les moutons, les vaches, les chevaux et j’en passe, sont comme ça sans l’eugénisme de l’homme fassent un pas en avant dans la fosse comune de la connerie humaine. Ce que certains cherchent à préserver est un monde que nous avons façonné. Les êtres vivants n’ont jamais sessé de se perfectionner. Le plus faible meure !
En fait la seule chose que cherche à protéger un écolo c’est l’humanité elle même. L’humanité, pour progresser, a besoin de deux choses : la stabilité de son environnement et l’optimisation de celui-ci. Voilà pourquoi nous chassons la vie de nos villes : une racine ça explose le gouderon et il faut le refaire tous les 3 ans, un animal ça n’est pas prévisible et ça geine les voitures, ça ronge les isolants,… Ca empêche tout ce qu’on se tue à mettre en place.
On pense à la nature par oposition à nos villes. La campagne, surtout en europe est depuis longtemps cadrillées et exploitées. Les seules zone forêts restantes ne sont pas des oublis mais nécessaires à la stabilisation des sols ou bien au bol d’air du citadin ou encore comme paiement de la pollution générée un peu plus loin. Bref l’état zéro sans intervention humaine n’existe plus depuis des millénaires.
Par écologie on cherche à protéger deux choses : notre existance physique, parce que les pluies acides, les ouragans c’est pas top ; et notre santé mentale : oui le temps passe, les choses évoluent, se renouvellent et ne seront jamais plus comme avant ; bonjour l’angoisse, Monsieur Freud c’est par là.
A aucun moment il ne faut faire l’amalgame entre nature et vie. Protéger la vie. En voilà une idée. Je rappelle que la vie s’est adapté à l’un des pire poison sur terre, qui bouffe le métal, attaque les systèmes nerveux,… oui l’oxygène.
Qu’on essaie de sauver les bébés phoques, ok ; qu’on veuille garder ce qui reste de zones épargnées, admettons mais, s’il vous plait, qu’on arrête de croire que l’homme est une blanche colombe qui peut sauver le monde alors qu’il l’a salopé depuis longtemps !