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Comme chaque collégien/lycéen sait les politiques sont des cons. Je fais parti de la génération qui se cogne de la politique, peut être pour la première fois d’ailleurs. J’ai mis plus de 10 ans à me dire que la politique pouvait servir à quelque chose. Voilà, c’est fait. Je persiste et je signe : l’animal politique est un con. Un vrai. Celui qui parle ce dont il ne connait rien. Celui qui a tort mais attend que ça passe. Après tout les gens sont peut être des veaux et se croient dans une émission de téléréalité depuis des décennies en votant pour le politique qui est bien de chez eux. Tant pis si c’est un pourri avec le sang contaminé, les électeurs fictifs, le fils a perdu son scoot’, le fils a perdu son scoot’ (oui il y en a eu deux),…

J’ai l’impression que tout ce qu’il me reste est d’aller ailleurs, de me tirer une balle ou de me faire séler l’anus pour ne pas avoir à rester les fesses serer à vie de peur qu’ils m’entubent encore et encore et encore.  Mais putain je ne les oublierai pas. Non, surtout l’Albanel (un dérivé d’une marque de sac plastique… un peu gore le suicide) qui déclare qu’un firewall est dans word. Mais virez moi ça !! Mais elle ne travaille jamais ?! A l’assemblée nationnale tous les postes sont sous linux ! Qu’elle me trouve word sous linux ! Et qu’elle arrête de penser qu’Harison Ford joue dans des documentaires sur l’informatique !! En je ne sais combien de mois elle a réussi à montrer qu’elle n’avait aucune base, elle n’ai bonne qu’à être scribouillarde et avoir le nain dans la poche pour mettre tout le monde au garde à vous. Non seulement elle est incopétente mais en plus elle se moquent du monde. Pour une loi liberticide elle aurait au moins pu faire semblant de savoir où elle allait !

J’ai l’impression que ces crétins ne sont pas capables d’avoir un minimum d’esprit critique ! Les auteurs de sciences fiction servent aussi à ça ! Et même si ça me fait mal de le reconnaître, les bloc buster aussi montrent certaines de ces dérives ! A moins que ça ne soit volontaire ; que tout fliquer, que tout contrôler est bon et que seules les Zaibatsus savent ce qui est bon pour le citoyens.

Je fais partie de la génération qui se torche de la politique.  J’allais me remettre en cause quand j’ai réalisé que la crétinerie, le carriérisme  et l’intérêt personnel étaient la motivation de l’ensemble de ces cons ! Je déteste les extrêmes maisil y a des jours où j’avoue, je trouve les révolutionnaires petits joueurs et serais plus tenté par la conspiration des poudres.

Edit : ce post est sorti antidaté car je me suis demandé si ça n’était pas un coup de sang mais… disons que c’est un coup de sang qui devient périodique.

Tout commençait bien. Une belle journée ; de bonnes température ; un avant goût du printemps. Arrivée au boulot tranquille. La bonne humeur est là, on dit même bonjour à des gens qu’on ne connait pas. Bref tout va bien.

Vient alors le boss. Bon il n’a pas l’air d’une lumière quand il mache sa langue trop souvent de temps en temps mais on va dire qu’il a une vision plus large, plus d’expérience. Il doit voir des trucs que nous ne voyons pas. Lui, il est face au Directeur donc il connait les vraies contraintes. Et puis de toute manière c’est une bonne journée alors on lui renvoit son sourire quand il dit bonjour.

Mais voilà quelquechose cloche. Ca n’est pas facile à cerner et la première personne venue se laisserait avoir par cette matiné particulièrement bien commencée. Mais le fait est là : il m’a dit bonjour, Lui qui fait le tour en général de l’équipe en m’ignorant gentiement, moi qui suis prestataire. Moi qui peut être jeté s’il décide que je ne conviens plus. Mais voilà qu’il me dit bonjour. La traduction est facile à faire : il a besoin de moi.

Mais qui est cet abruti, ce crétin congénital que seul l’altruisme de la société dans laquelle il vit lui permet de survivre et de lui donner une illusion d’intégration ? Mais putain quel est ce boulet ! Mais qu’est-ce qu’il me veut pour m’imposer sa présence.

Il se penche ver moi. 100.. 80… 50.. 30… 20cm de mon visage. On traduit : c’est important mais il ne veut pas que ça se sache. Ah non il me fait face et n’essaie pas de me chuchoter à l’oreille. Rectifions : il ne sait vraimment pas comment gérer ce qu’il va me dire mais c’est important pour lui.

Je zappe instinctivement la page blabla : « ..politique d’entreprise..  fonctionne bien.. difficile.. ». Ha ? Ca y est il me regarde. J’en déduis que tout ce qui précède était destiné en fait, de manière indirecte au reste de l’équipe. Maintenant c’est à moi. Déjà 40s d’apnée pour ne pas sentir son haleine ultrabright menthe-fraîche-des-îles. Et là, alors que pourtant je m’attends au pire, la connerie tombe :

Je vous avais déjà demandé la dernière fois d’autoriser les vidéos pour les membres VIP. Pourquoi ce matin, certaines vidéos ne fonctionnent pas ?

Voilà c’est dit. Ce putain de groupe de branleurs qui sert de direction à l’entreprise est en fait là à regarder la vidéo de la compilation vidéo gag du week end mais tous ses potes n’y arrivent pas. C’est dons un problème majeur pour l’entreprise. Je dois donc mettre de côté la mise à jour des antivirus/antispam de l’entreprise de 2000 personnes parce que parmis un groupe de 10 dirigeants, il y en a deux qui n’ont pas pu se dilater la rate.

Comment faire ? Comment lui dire ? Déjà 55s d’apnée. Surtout rester courtois.

Monsieur, je pensais vous avoir envoyé un mail à ce sujet pour vous dire que youtube ne renseignait pas ses pages correctement et que du coup, il était impossible d’autoriser toutes les vidéos de manière automatique. A moins bien sûr de désactiver l’antivirus pour tous les VIP.

Oui tu sais bien. Ce mail que tu ne lis par parce qu’au fond tu ne comprends rien, celui où je te mets par écrit ce que je t’ai déjà expliqué 3 fois, celui qui explique que si un site internet ne fonctionne pas c’est peut être la faute du site et non pas la mienne. Tu te souviens ? C’est parce que je ne te l’ai pas écrit sur un post-it que tu ne l’as pas lu ? Ou plutôt ne serait-ce pas plutôt parce que tu as eu envie de boudé parce que tes ‘potes’ se moquent de toi quand il y a un soucis informatique ? hein ! Aller ! Vas-y ! Un peu de couille que diable ! Prend une décision ! Vite ! Déjà 1mn20 que je n’ai pas pu inspirer !

Dans ce cas enlevez l’anti-virus.

Voilàààà ! Enfin un point positif ! Tu as pris une décision. C’est une connerie monumentale que de faire que tous les dirigeants de l’entreprise aillent sur internet sans antivirus mais au moins c’est bien tu as pris une décision. Haha mais je te vois venir sombre crétin. Tu me le dis de vive voix pour ne pas laisser de traces écrites ?

Par contre pourriez-vous me le préciser par mail pour que je puisse expliquer ce choix pour les autres personnes de l’équipe ?

Alors ? Vas-tu aller jusqu’au bout et mettre ça par écrit plutôt que de te servir de moi comme dijoncteur le jour où le PDG aura un pirate sur son poste avec tous les plans finaciers de l’entreprise ?

Je ne vois pas pourquoi, j’en prends la responsabilité.

Haha voilà qu’il roule des mécaniques devant moi. On sait tous les deux que tu n’assumeras rien et que le petit presta se fera jeter si tu perds la face devant tes ‘potes’ . Manque de peau pour toi tu n’as pas vu la bonne nouvelle qu’il y a derrière toi en cette belle matinée. Hé oui le chef d’équipe est arrivé et attend pour nous saluer. Oui oui oui il a tout entendu.

Quelle belle matinée dans le monde de l’entreprise et des enfants de plus de 50 ans ! Bon c’est pas tout mais j’ai une brèche de sécurité à ouvrir moi.

Il est 23h07. Je viens de croiser mon voisin au daily monop. Il achetait une boite de préservatifs et deux red bulls… Putain mais il croit que c’est Noël ou quoi ?!

Mais lâchez moi avec vos invitations facebook ! Les personnes avec qui je ne garde pas contact c’est que je ne veux plus les voir ! Le boutonneux que j’étais a gardé le meilleur de ces années et ne veut pas retrouver les gros lourdos qui caractérisent cette époque de sa vie !

Et encore moins les retrouver à côté du collègue de travail qui est justement un collègue de travail ! Que le personnel et le professionnel restent à leurs places hein. Je n’ai jamais dit à ce crétin congénital que je n’en avais rien à faire de ses gosses, de sa femme, de son chien, de son barbecue, de son emprunt, de sa voiture, de son téléphone. Ca n’est pas pour qu’il me parle sur mon temps perso et qu’il échange des bons mots à mon sujet avec ce crétin du lycée juste bon à faire la sangsue en contrôle !

Par défaut tout le monde peut savoir qui est sur facebook, les niveaux de confidentialités sont trop permissifs, une fois la main sur le compte mail les invitations sont envoyées à tout le monde sans demande de confirmation, les informations personnels sont revendues aux publicitaires, les ‘applications‘ qui sont particulièrement intéressantes et dépendent d’un langage propriétaire, … Et puis par le passé, facebook n’a pas été super clean.

Bref, depuis le temps qu’on rabache qu’il faut apprendre aux enfants à se méfier d’Internet, les adultes foncent tête baissée à la première occasion de faire le mouton buzz venu !

Ou comment découvrir en un mot si on a à faire à une ouverte et potentiellement sympatique personne ou bien à un gros rustre associal, voir même parisien.

Mais voilà la chose n’est pas si simple. Bonjour est avant tout une invitation au dialogue. Le citadin poli devra s’arrêter et répondre à ce bonjour par un autre et voilà. On l’a ferré. Oui parce que forcément c’est ce gars dans la rue qui n’a rien à faire de lui mais qui distribue ses tracs pour vous inviter au club échangiste à deux pas de , c’est lui qui vous dit bonjour.

Alors du coup le citadin qui en a marre de se faire aborder par trois clodots, deux distributeurs de journaux et un mendiant chaque jour, devient bien moins sympathique à la longue après ses 224 jours travaillés par an.

Alors le citadin s’excuse tardivement auprès de la touriste californienne sortie d’une pub qui a cru qu’il aurait pu l’aider à la prendre en photo devant un fromanger so Frenchy.

7h45 sur le quai de la ligne B. Denfert. Un peu frais. Pas mal de personnes. Sans doute ont-elles pris l’habitude des ‘répliques’ de la grève de la semaine dernière pour être aussi nombreuses si tôt. D’habitude l’heure de pointe ne commence pas avant 8H.

La rame arrive. Blindée. C’est dans ces instants qu’il faut abandonner toute sociabilité et laisser de côté les principes qui ont permis de bâtir la société humaine. Chacun pour soit. Sun Tzu a dit qu’il n’y a pas de guerre si elle n’est pas totale. Et bien soit.

Il faut rester inamovible prêt de la porte. Certains essaient de pousser pour se rapprocher mais non. C’est un piège. Car si on est pris dans le flux des passagers sortant rien ne pourra nous ramener. Il faut être sans pitié. Même pour ces personnes qui descendent pour faire un passage à ceux qui s’arrêtent à cette station. Qu’ils aillent loin, plus loin. S’ils ne remontent pas tant pis. Moi j’aurais eu ma place. D’autant plus que les autres poussent pour monter. Ils poussent et tirent. Toute prise est bonne. Même si la prise est une autre personne qui retombe sur le quai. Elle aura perdu et on feindra de l’ignorer au moment où la porte de la rame se fermera.

Vient alors le trajet. Corps à corps. Sueurs et haleines se marient dans cette ambiance chaude et humide propice aux cultures bactériologiques. Devinons. Nous avons un amateur d’eucalyptus, sans doute un fan des suppositoires vu sa tête. Nous avons également un amateur maroual à moins que ça ne soit la fermentation avancée de ses chicos qui m’empli les narines. Dommage qu’il soit à moins de vingt centimètres. Penser à prendre des cours d’apnée. On entend des râlements plus loin. Il semblerait qu’une vieille veuille utiliser le strapontin. Il n’y a pas à dire il y en a qui savent conserver leur humour. Et au fond nous avons Steph qui est « vraimment un salaud-de-sa-rase-de-fils-de » d’avoir plaqué Cynthia qu’elle est « trop belle, trop kiffante, trop staïlée non mais attends je suis dans le métro ça va couper quoi qu’est ce que tu veux ma photo ouais j’te phone a+ tchüss ciao bye ».

La rame ralenti. « Pardon pardon je descends – Non attendez j’ai pas de place – Mais je descends faites un effort ». Pardon grognasse tu bougeras tes miches une fois que ces putain de portes se seront ouvertes. En attendant tu surveilles ta tension et ta claustrophobie. La grosse tente une percée mais fini par réaliser que non, ça ne va pas être possible, le train s’est arrêté avant la station. L’ironie veut qu’elle entre dans la sphère au maroual. Chose étrange elle ne semble éprouver aucune gêne. Les effluves d’une surcharge de parfum des années vingt me chatouillent les narines. Voilà comment elle tient ! En tout cas mon éternuement, lui, ne tient pas et je viens faire mon don aux cultures microbiennes de la rame ; cultures temporairement hébergées sur sa simili fourrure de phoque.

Ca y est le crissement des freins se fait entendre. Chacun en profite pour se laisser tomber sur son voisin. Sauf un. En toute bonté il s’accroche à un élément du décor en hauteur. J’ai deux dixièmes de seconde de compassion pour la grognasse qui déguste les émanations de ses aisselles. Elle reste digne la bourgeoise. Elle comprend enfin ce que chacun endure à son approche.

Voilà les portes libératrices qui s’ouvrent. Le fossile enfonce le passage et manque de marcher les pieds de la femme enceinte qui n’a pas cherché à s’assoir, elle. C’est limite si elle ne lui reprocherait pas son ventre alors que sa bedaine n’a rien à lui envier.

Voilà ma station. Châtelet. On me pousse pour descendre. On m’empêche d’avancer car un salary-man est perdu. Le pauvre. Je traverse le quai… et on remet ça direction la Défence.