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When I say hackers, I don’t mean criminals. There has been a lot of confusion surrounding this terminology, ever since the mass media started reporting computer break-ins. Originally, it was a compliment applied to technically adept computer programmers and system administrators. If you had a problem with your system and you needed it fixed quickly, you got your best hacker on the job.They might “hack up” the source code to fix things, because they knew the big picture.While other people may know how different parts of the system work, hackers have the big picture in mind while working on the smallest details.This perspective gives them great flexibility when approaching a problem, because they don’t expect the first thing that they try to work.

Stealing the network: How to Own the box ; page xix

Lundi matin, Le Monde écrit pour DirectMatin en page 10 un article dont le titre est « le hacker de la Générale ». Je cite donc un joli morceau :

Le suspect, s’il était un trader encore débutant, semble en revanche un informaticien hors pair, soulignent les enquêteurs, un profil proche de ces hackers capables de s’introduire frauduleusement dans les systèmes informatiques ses mieux protégés.

voilà un joli condensé de n’importe quoi ! Heureusement que ces journalistes savent de quoi ils parlent. En les écoutant on a l’impression que certains individus choisis au hasard n’auront besoin que de peu de temps pour passer du stade jeune trader trentenaire débutant au stade du technomancien ou d’un X-men !

Voici donc en exclusivité comment repérer qu’un journaliste, qui parle de la chose informatique, ne maitrise rien :

  • Le mot hacker : en effet un journaliste généraliste est incapable de faire la différence entre hacker, pirate et amateur. Un hacker est donc forcément méchant. Tout comme un savant au temps de l’inquisition.
  • L’informatique est une science occulte qui n’est maitrisée que par des autistes, des génies ou des boutonneux (voir les trois). Ces X-men ont un pouvoir assimilable au passe-muraille pour reprendre l’image qu’ils adorent (ou Shadowcat pour ceux qui arrivent à suivre mon histoire de X-men)

Ce qui me rassure c’est que je ne suis pas le seul à me poser des questions, cf Embruns.